Quelques mots de présentation...

Quelques mots de présentation...
Le principe de ce blog est simple. Il s'agit d'un terrain de jeux, d'un laboratoire, d'un journal que tiennent deux jeunes écrivaines. S'entasseront donc ici nos correspondances, nos textes et fragments de textes, nos commentaires sur les écrits de l'autre, peut-être même des citations d'auteurs...

Nous sommes Aelin et Neala, deux amies, deux soeurs, deux plumes qui ont décidé de joindre leurs textes tout comme leurs destins se sont joints.
Pour plus de facilité, Aelin écrira ici en violet, et Neala en bleu.

Littéraire, un brin philosophique, un poil poétique, cet univers est également humoristique et haut en couleurs. C'est le vôtre, autant que le nôtre, puisque les textes écrits finissent toujours par être lus.

Bienvenue !


edit: sur le dernier article de ce blog, VOUS pouvez NOUS poser des questions alors n'hésitez pas! :D


Derniers airs en date dans la Symphonie (page 5-6) :
- Aelin : Accrocoeur ou Errance 1 (texte indépendant) ; Extrait Incipit (projet)
- Neala : un projet : Indolente





sur un air de : "Entre moi et mon ami" (luc Abrogast)
image : hasard du net

# Posté le samedi 09 mai 2009 17:30

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 12:59

Portrait d'Aelin, ou "Les ronronnements de l'Aurore" (par Neala)

Portrait d'Aelin, ou "Les ronronnements de l'Aurore" (par Neala)
"J'écris pour me parcourir, là est l'aventure d'être en vie."
(Henri Michaux)

La première fois que j'ai vu Aelin, je me demandais qui était cette jeune femme d'une vingtaine d'années, qui parvenait à mettre dans toutes ses paroles et tous ses gestes autant de vie, de joie, de lumière...

Voilà mon Aelin. Vivante, féline, rayonnante, sublime. Parfois, je la compare à Eos, la déesse grecque de l'Aurore.
Dans la vie, c'est une jeune femme souriante, un peu plus petite que moi, avec de longs cheveux châtains et de grands yeux expressifs. Elle est danseuse (patinage artistique, danse orientale...), et étudiante, passionnée de langues anciennes et de mythologies.

En tant qu'écrivaine, elle travaille énormément sur la thématique du voyage. Ses personnages poursuivent une quête qui les mène hors de chez eux, et, au-delà, hors d'eux-mêmes. Sa plume évolue avec aisance dans le fantastique. Très souvent, la parole est donnée aux femmes, naturellement, comme une revanche au sexisme silencieux de cet univers impitoyable qu'est celui de l'écriture.

Elle écrit depuis longtemps, peut-être même depuis toujours.

Elle préfère la qualité de l'intrigue aux phrases trop alambiquées qui fatiguent le lecteur. Elle a cette simplicité et cette spontanéité dont je manque parfois, et, de ce fait, elle oublie de temps en temps d'user de prudence et de tempérance, mais je ne suis jamais très loin...

C'est un ange, une compagne fidèle et souriante qui a le don de redonner courage dans les moments où seule l'obscurité nous environne. Elle est une main tendue dans ces instants où tous les autres vous ont abandonné.
Ses peines sont les miennes, ses joies mes éclats de rire.

Puisse ton chemin demeurer à côté du mien jusqu'à ce que l'univers s'écaille, comme une peinture sèche depuis trop longtemps. Alors, il ne nous restera que les immortels souvenirs de notre amitié et les quelques mots que nous avons griffonné, un jour, dans les marges d'un manuscrit commun...


sur un air de : Voi che sapete (Mozart)
image : Laurent Paturaud


Si vous désirez passer sur le blog personnel d'Aelin c'est par ici

# Posté le samedi 09 mai 2009 17:49

Modifié le dimanche 10 mai 2009 05:43

Portrait de Néala ou "Les murmures de l'Aube" (par Aelin)

Portrait de Néala ou "Les murmures de l'Aube" (par Aelin)
"Notre histoire, la tienne comme la mienne, creuse un sillon à la surface du monde.
A nous de faire en sorte que ce sillon ne soit pas une cicatrice mais un trait fertile." (Matthieu Gaborit)
soufflé par la concernée :)



Mon premier contact avec Néala s'est fait à l'arrière d'un bus, de retour du Minervois. Cette jolie jeune lotoise dont je ne connaissais que le son mélodieux de la voix, aux doux échos de murmures, m'a offert son monde, sans aucune retenue.

Voilà ma Néala. Fière et fragile, mystérieuse et rêveuse, intelligente et passionnée. Comment ne pas la comparer au soleil du matin Khépri, offrant la beauté de ses couleurs au monde qui l'entoure.
Dans la vie, c'est une jeune femme pleine d'entrain, un peu plus grande que moi, des cheveux bruns et longs, des yeux noisette au regard scintillant. Elle pratique l'Aïkido (une vraie force de la Nature), est étudiante en classe préparatoire (en attente des résultats de son concours à Normale Supérieure), passionnée des auteurs de la belle langue et des symboles que renferment toutes choses.

En temps qu'écrivaine, elle jongle avec brio sur les niveaux de langages et allie la recherche intérieure à travers un récit, au développement philosophique. Ses protagonistes sont les infimes parties d'un tout « univers » qui se développe autour d'eux et avec eux ; la voix donné aux croisements inopinés de la vie. Son aisance littéraire lui permet de faire passer un message profond à travers une histoire engagée et engageante qui en séduira plus d'un.

J'ai tendance à penser qu'elle écrivait déjà dans le ventre maternel.

Le lecteur pourra se laisser transporter dans le tourbillon langoureux de ses pensées. Pour elle, l'apport de la compréhension se fait avant tout par les MOTS. Ils sont une vision sans cesse renouvelée de la beauté du monde qui nous entoure dans sa simplicité comme dans ses imprécisions. Un réel moment d'espoir et de gaieté.
Ses souffles sont mes échos, ses doutes sont les miens.

Puisses-tu emplir ma vie de ton sourire jusqu'à ce que la Nature se fane, comme l'encre disparaît, happée par les années. Alors, chérissons nos immortels souvenirs, ceux qui ont construit cette belle amitié ; et quelques mots, posés selon l'humeur, un jour, dans les recoins d'un manuscrit commun...


Dans le silence agréable d'une nuit de printemps
Image : trouvée au détour du net



Pour admirer ses écrits, son blog
Une petite rectification s'impose. Etant donné que skyblog est d'une granitique imbécilité, et que ce serveur utilise des méthodes douteuses pour s'assurer une espèce de détestable monopole sur la blogosphère, je vais devoir restrancrire SANS LIEN l'adresse de mon blog. Je développe mon propos : cet article me présentant passe son temps à se mettre en hors ligne de lui-même pour raison de "non conformité aux conditions d'usage". La raison de ce problème ? Le lien de mon blog, qui est hebergé sur over-blog (et non sur skyblog... ce n'est pas pour rien d'ailleurs). Je vous laisse juge de ce comportement qui, en plus d'être stupide, est honteux. Mon blog donc : http:// lande-brune (point) over-blog (point) com /


# Posté le dimanche 10 mai 2009 07:07

Modifié le lundi 11 mai 2009 04:36

Encres fraîches

Encres fraîches
Voici un petit état des lieux de nos écrits respectifs (principaux, ce serait trop long sinon 8-p ):

NEALA :

- Illustratosphère : roman, non publié, en relecture, 2007/2009
- Réflexions de wistéria (ou Éclats de souvenirs d'un insolent gentilhomme qui, ayant dans ses jeunes années distingué un visage entre deux grappes de glycine, s'en trouva perdu, pour ne pas dire éperdu.) : nouvelle, non publiée, archivée, 2008
- Les chroniques du Saint Souvenir : essai romanesco-philosophique, non publié, 2009
- Royaumes(ou La poétique du périple) : roman à tendance poétique et philosophique, en cours d'écriture, 2009
- La maison du Héraut : nouvelle manuscrite (écrite en une nuit... la fulgurance de l'inspiration parfois...), à tendance fantastique (au sens XIXème du terme) 2009



AELIN :

-Aelin, tome 1: Les deux mondes : roman fantastique, en cours de relecture pour demande de publication, 2003-2009
-Journaux intimes : roman psychologique, non publié, en cours d'écriture, (parcours intimes d'une jeune fille qui apprend à connaître sa mère, récemment décédée dans un hôpital psychiatrique), 2009
-Iron Maïden : roman fantastique, en cours d'écriture, 2009
-AB+ : roman fantastique, en cours d'écriture, (ou comment le sang peut-il créer un telle dépendance...), 2009
-Mises à nu: roman érotique (soft), en cours d'imagination, (ou, le voyage sensuel des corps fantasmagoriques de la peinture ça promet ça aussi :D), 2009
-Les protégés: roman fantastique (commentaire personnel: comment faire d'une situation critique le début d'un roman :D ), en cours d'écriture, 2009

et écriture de chansons en cours pour adaptation piano et guitare.




image : Kira Santa

# Posté le samedi 09 mai 2009 20:04

Modifié le vendredi 29 mai 2009 20:30

Sanguine

Sanguine
Un texte qui pourrait servir de début à une nouvelle...

« Mourir n'est rien. » avait écrit un jour mon grand-père sur une page déchirée et jaunie d'un vieux cahier. Nous ne sûmes jamais la raison de ce soudain élan, de cette phrase isolée, tracée au milieu d'une page, loin de toutes les autres. Ces quelques mots me revinrent en mémoire - insolite réminiscence - en passant dans la rue Vermeil, à l'aube du mois de mai.
Il y avait une odeur de rose dans la rue, je m'arrêtai pour respirer la douceur de ce parfum. Quelques instants passèrent et longèrent ma mémoire en plein travail. Où avais-je senti cette odeur auparavant ?
Soudain, fulgurante, l'image d'une rose rouge passa devant mes yeux et je revis les collines du comté de Montserin, dont la courbe élégante était arrosée de soleil et polie par les vents changeants. L'horizon de ma jeunesse et de son paysage était diffus mais perceptible, et je le revoyais bordé de roses rouges, d'une variété bien spécifique, hybride, qu'avait créée mon grand-oncle, qui était aussi le jardinier du comte de Montserin.

Mon grand-oncle n'avait jamais été marié et était mort sans descendance connue. Cependant, il avait aimé secrètement une femme tout au long de sa vie, n'en avait jamais aimé d'autre qu'elle, et toujours avait prononcé son nom à voix basse, entre deux soupirs : Sanguine. Cette rose au rouge si soutenu, que le comte de Montserin offrit à son épouse pour le dixième anniversaire de leur mariage, porta le nom de la bien-aimée du jardinier : SANGUINE. C'était son parfum unique, enivrant, exquis et oublié, qui embaumait... Oh !... Comment était-ce possible ? Je croyais que, le comte et le jardinier étant morts, cette espèce trop humaine de fleurs s'était éteinte. Elle ne pouvait en effet pas se multiplier naturellement comme les autres roses, mais nécessitait l'intervention d'une main experte... Je m'étais apparemment trompé. Mais qui possédait les restes de l'invention botanique de mon grand-oncle ? J'étais plus qu'intrigué. Je jetai des regards en tout sens, cherchant l'ombre rougie d'un pétale ou l'épine recourbée d'un rosier.

La comtesse pour laquelle ces fleurs avaient été créées étaient une belle femme insolente, redoutablement intelligente, et vers laquelle convergeaient nombre de désirs. Le comte avait donné des instructions à son jardinier :
- Que ce soit une fleur magnifique, royale, rouge comme deux lèvres, avec des épines acérées et recourbées. Il la faut insolente, orgueilleuse, splendide, et avec un parfum puissant mais pas étourdissant.
- Et le nom, Monseigneur ?
- Le nom ?
- Désirez-vous donner un nom particulier à cette nouvelle espèce ?
- Appelez-la comme vous l'entendez, je vous laisse ce petit privilège, en récompense de votre génie, et une belle somme en récompense de votre travail.
Cette conversation fut consignée par mon grand-père lorsque mon grand-oncle - qui n'avait pas de secrets pour son cadet - la lui rapporta. Mon grand-père avait la passion de la plume, et il recopiait et transcrivait chaque élément de sa vie et de celle des autres dans de grands cahiers sans lignes. Il n'écrivit qu'un livre, qui devint un classique : Les mille Pandores.

Je repris mon chemin, désorienté, émoustillé, éperdu... Mes sens débordaient de vestiges de roses.



image : Nene Thomas
sur un air de : "Prologue" (Loreena Mac Kennitt)

# Posté le dimanche 10 mai 2009 05:41

Modifié le lundi 11 mai 2009 02:52